
Retrouver l’envie d’avancer quand on a perdu son élan

Muriel Cölln
Psychopraticienne PNL · Sérignan
Il y a des moments où l’on ne va pas forcément mal… mais où l’on n’avance plus vraiment.
On fait ce qu’il faut. On travaille, on s’occupe de sa famille, on gère le quotidien. Pourtant, quelque chose semble avoir changé.
Les projets donnent moins envie. Les décisions paraissent difficiles. On remet certaines choses à plus tard. On se dit qu’on devrait avoir envie de bouger, de changer, de commencer quelque chose… mais l’élan n’est plus là.
Et plus le temps passe, plus une question peut apparaître :
« Qu’est-ce qui m’arrive ? Pourquoi je n’ai plus envie d’avancer ? »
Perdre son élan peut arriver après une période difficile, une déception, un changement de vie ou simplement après avoir longtemps fonctionné en faisant passer les obligations avant soi.
La bonne nouvelle, c’est que l’envie d’avancer n’est pas forcément perdue. Elle peut parfois être retrouvée progressivement, à condition de ne pas chercher à se forcer à redevenir immédiatement « comme avant ».
Quand on a envie d’avancer… mais qu’on n’y arrive plus
La perte d’élan peut prendre différentes formes.
Vous pouvez avoir l’impression de :
- manquer d’envie ou d’enthousiasme ;
- repousser les choses importantes ;
- avoir du mal à prendre des décisions ;
- commencer beaucoup de choses sans aller au bout ;
- vous demander à quoi bon ;
- fonctionner en mode automatique ;
- avoir des projets mais ne pas réussir à passer à l’action ;
- attendre « le bon moment » pour vous remettre en mouvement.
Parfois, ce n’est même pas une absence totale d’envie.
Vous savez ce que vous aimeriez faire, mais quelque chose vous retient.
Comme si une partie de vous voulait avancer et qu’une autre préférait rester là où elle se trouve.
La perte d’élan arrive rarement par hasard
Lorsque l’on perd son envie d’avancer, on peut rapidement se juger.
« Je manque de volonté. »
« Je suis devenu(e) paresseux(se). »
« Je n’ai plus de motivation. »
Pourtant, ce fonctionnement peut avoir une histoire.
Après une période de stress, une accumulation de difficultés, un échec, une séparation, une déception ou une longue période pendant laquelle il a fallu tenir, il est possible de ressentir un véritable ralentissement intérieur.
Lorsque l’on a beaucoup donné, beaucoup géré ou beaucoup encaissé, il peut devenir difficile de se projeter à nouveau.
Ce n’est pas forcément que l’on ne veut plus rien.
C’est parfois simplement que l’on ne sait plus très bien ce que l’on veut.
Ne pas confondre perte d’élan et manque de volonté
La volonté consiste à décider de faire quelque chose et à passer à l’action.
Mais lorsque l’on est épuisé, préoccupé, déçu ou que l’on a perdu confiance, la volonté ne suffit pas toujours.
On peut parfaitement savoir ce qu’il faudrait faire et pourtant ne pas réussir à commencer.
C’est notamment pour cette raison que se répéter « il faut que je me motive » peut être peu efficace.
Avant de chercher à faire davantage, il peut être utile de comprendre ce qui bloque le mouvement.
Est-ce la peur d’échouer ?
La peur de se tromper ?
La fatigue ?
Le sentiment que cela ne changera rien ?
Une difficulté à faire des choix ?
Ou simplement le fait d’avoir passé tellement de temps à répondre aux attentes des autres que l’on ne sait plus ce que l’on souhaite réellement pour soi ?
Quand on ne sait plus ce qui nous fait envie
Il arrive que l’on ait tellement l’habitude de faire « ce qu’il faut » que l’on finisse par perdre le contact avec ses propres envies.
On travaille parce qu’il faut travailler.
On s’occupe des autres parce qu’ils ont besoin de nous.
On accepte parce que c’est plus simple.
On avance parce qu’il faut bien continuer.
Et un jour, on réalise que l’on ne sait plus vraiment répondre à une question pourtant simple :
« Qu’est-ce que j’ai envie de faire, moi ? »
Retrouver son élan peut alors commencer par cette reconnexion à soi.
Pas nécessairement avec un grand projet.
Parfois, une petite envie suffit comme point de départ.
Faut-il attendre de retrouver l’envie pour agir ?
Pas toujours.
On imagine souvent que la motivation doit arriver en premier, puis que l’action viendra ensuite.
Dans la réalité, les deux peuvent se nourrir mutuellement.
Une petite action peut redonner un sentiment de mouvement.
Un mouvement peut apporter une satisfaction.
Cette satisfaction peut redonner confiance.
Et cette confiance peut donner envie d’aller un peu plus loin.
Il n’est donc pas nécessaire d’attendre de retrouver une motivation forte pour commencer.
L’objectif peut être simplement de remettre un peu de mouvement là où tout semblait figé.
Comment retrouver progressivement son élan ?
1. Commencer petit
Lorsque l’on a perdu son élan, se fixer un objectif énorme peut renforcer le sentiment d’être incapable d’avancer.
Choisissez plutôt une action suffisamment petite pour être réalisable.
Appeler une personne.
Faire une démarche que vous repoussez.
Sortir marcher.
Reprendre une activité que vous aimiez.
Ranger un espace.
Prendre un rendez-vous.
Ce qui compte n’est pas l’importance de l’action.
C’est de retrouver la sensation de pouvoir agir à nouveau.
2. Ne pas chercher à tout changer en même temps
Lorsque l’on ressent depuis longtemps qu’il faut « reprendre sa vie en main », on peut vouloir tout modifier immédiatement.
Nouveau travail, nouvelles habitudes, nouveau projet, nouvelles résolutions…
Mais cette pression supplémentaire peut produire l’effet inverse.
Retrouver son élan est souvent plus facile lorsque l’on avance étape par étape.
3. Identifier ce qui vous donne réellement de l’énergie
Certaines activités nous demandent de l’énergie.
D’autres nous en redonnent.
Prenez quelques minutes pour observer ce qui vous fait du bien, même lorsque cela semble insignifiant.
Une conversation.
La nature.
Le sport.
La création.
Un projet personnel.
Un moment seul.
Un moment partagé.
Il ne s’agit pas de remplir votre agenda d’activités.
Il s’agit de retrouver progressivement ce qui vous reconnecte à vous-même.
4. Faire la différence entre « je ne veux pas » et « j’ai peur »
Parfois, nous pensons ne pas avoir envie de quelque chose alors que nous avons surtout peur de ce que cette action pourrait entraîner.
Peur de ne pas réussir.
Peur du jugement.
Peur de regretter.
Peur de sortir de ses habitudes.
Peur d’être déçu à nouveau.
Cette distinction peut être importante.
Parce que si le frein est la peur, travailler uniquement sur la motivation ne répondra pas forcément au véritable problème.
5. Arrêter de se comparer à la personne que l’on était avant
« Avant, j’étais dynamique. »
« Avant, j’avais des projets. »
« Avant, j’avais envie de tout faire. »
Cette comparaison peut être douloureuse.
Mais vous n’êtes peut-être plus dans la même période de votre vie.
Les expériences vécues ont changé vos priorités, vos besoins et parfois votre façon de voir les choses.
Retrouver son élan ne signifie donc pas nécessairement redevenir la personne que vous étiez.
Cela peut aussi vouloir dire découvrir une nouvelle manière d’avancer.
Et si vous n’avez plus envie de rien ?
Une perte d’envie ponctuelle peut arriver à chacun.
En revanche, lorsque l’absence d’envie devient importante ou durable, qu’elle s’accompagne d’une grande fatigue, d’un isolement, de troubles du sommeil, d’une tristesse persistante ou d’une difficulté à fonctionner au quotidien, il est important de ne pas rester seul avec cette situation.
Un médecin ou un professionnel de santé pourra évaluer la situation et rechercher d’éventuelles causes médicales ou psychologiques.
Un accompagnement psychologique peut également permettre de comprendre ce qui se joue derrière cette perte d’élan et de retrouver progressivement des points d’appui.
L’objectif n’est pas de se forcer à être motivé.
C’est de comprendre ce qui vous freine pour pouvoir retrouver progressivement la capacité de choisir et d’agir.
Retrouver son élan, ce n’est pas forcément avoir un grand projet
Nous associons parfois l’envie d’avancer à de grands changements : changer de travail, déménager, commencer une nouvelle activité, réaliser un projet important…
Mais avancer peut aussi être beaucoup plus simple.
C’est prendre une décision que l’on repousse depuis longtemps.
C’est recommencer quelque chose que l’on aimait.
C’est dire oui à une envie.
C’est dire non à ce qui ne nous convient plus.
C’est prendre soin de soi.
C’est accepter de faire un premier pas sans savoir exactement où il nous conduira.
Un nouvel élan commence rarement par un grand bouleversement. Il peut commencer par un petit mouvement.
À retenir
Lorsque l’on a perdu son élan, il n’est pas forcément utile de se demander comment retrouver immédiatement toute sa motivation.
Il peut être plus intéressant de se demander :
- Qu’est-ce qui m’a fait perdre mon élan ?
- Qu’est-ce qui me freine aujourd’hui ?
- Est-ce vraiment un manque d’envie ou plutôt une peur ?
- Qu’est-ce qui me donne encore un peu d’énergie ?
- Quelle petite action pourrais-je faire maintenant ?
Retrouver l’envie d’avancer est souvent un processus progressif.
Il ne s’agit pas de se forcer à aller plus vite, mais de retrouver peu à peu le mouvement qui correspond à la personne que l’on est aujourd’hui.
Le conseil de Muriel
Si vous avez l’impression d’être bloqué(e), ne cherchez pas forcément tout de suite la grande décision qui va changer votre vie.
Demandez-vous simplement :
« Quelle est la plus petite chose que j’ai réellement envie de faire aujourd’hui ? »
Puis faites cette chose.
Un petit pas peut sembler insignifiant. Pourtant, il peut permettre de retrouver une sensation essentielle : celle d’être à nouveau acteur de sa vie.
Questions fréquentes
Pourquoi est-ce que je n’ai plus envie d’avancer ?
Une perte d’élan peut avoir différentes causes : fatigue, stress prolongé, période difficile, déception, perte de confiance, changement de vie ou sentiment de ne plus savoir ce que l’on souhaite réellement. Comprendre ce qui se trouve derrière cette perte d’envie est souvent une première étape.
Comment retrouver sa motivation quand on n’a envie de rien ?
Il n’est pas toujours nécessaire d’attendre de retrouver une forte motivation. Commencer par une petite action réaliste, reconnecter avec ce qui vous fait du bien et identifier ce qui vous freine peuvent permettre de remettre progressivement du mouvement.
Est-ce normal de perdre son envie d’avancer après une période difficile ?
Oui, une période difficile peut temporairement modifier notre énergie, nos priorités et notre capacité à nous projeter. Lorsque cette situation s’installe ou devient très importante, il est toutefois préférable d’en parler à un professionnel.
Un accompagnement peut-il aider à retrouver l’envie d’avancer ?
Un accompagnement peut aider à prendre du recul, à comprendre certains blocages et à identifier de nouvelles ressources. Le travail peut notamment porter sur les peurs, les croyances, la confiance en soi, les émotions ou les difficultés à passer à l’action.
Pour aller plus loin
Vous pouvez également consulter mes articles :
- Retrouver confiance après un échec ou une période difficile
- Pourquoi je me mets autant la pression ?
- La peur de mal faire : quand le perfectionnisme finit par épuiser
- Douter de ses choix en permanence : comment retrouver confiance dans ses décisions ?
- Se sentir dépassé par tout : comment retrouver de l’espace mental ?
Si vous traversez une période où vous avez perdu votre élan et que vous souhaitez comprendre ce qui vous bloque, je peux vous accompagner en consultation de PNL, au cabinet à Sérignan ou en visioconférence.
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