
Deuil et tristesse : pourquoi parler dans un espace d'écoute

Muriel Cölln
Psychopraticienne PNL · Sérignan
Quand la tristesse du deuil ne trouve nulle part où se poser
Les semaines passent, l'entourage reprend ses habitudes, et pourtant la gorge se serre devant une chanson, un objet, une place vide à table. Peut-être vous dites-vous qu'il faudrait « aller mieux » depuis longtemps, alors que la tristesse est toujours là.
Je tiens à le dire d'emblée : ce que vous ressentez n'a rien d'anormal. Le deuil, qu'il s'agisse du décès d'un proche, d'une séparation, d'un déménagement subi ou d'une autre perte, n'obéit à aucun calendrier.
Pourquoi le deuil se vit si souvent en silence
- Par pudeur : on ne veut pas peser sur ses proches.
- Par protection : on craint de faire souffrir ceux qui nous entourent.
- Par manque de mots : les phrases toutes faites (« il faut être fort », « le temps arrange tout ») donnent parfois l'impression de ne pas être entendu.
- Par épuisement : démarches, organisation, quotidien à tenir... il reste peu de place pour soi.
Résultat : on garde tout à l'intérieur, parfois pendant des mois. Certaines personnes décrivent alors un sommeil agité, une grande fatigue, de l'irritabilité, des difficultés de concentration ou une sensation de poids sur la poitrine.
Le deuil n'est pas un problème à résoudre : c'est une expérience à traverser, et il peut aider de ne pas la traverser seul.
On ne sait pas expliquer précisément pourquoi chacun vit sa peine à sa façon. Ce que l'on observe, en revanche, c'est que mettre des mots sur ce que l'on ressent, auprès d'une personne qui écoute vraiment, peut contribuer à alléger ce qui pèse.
Un espace pour déposer, sans être jugé
Dans mon cabinet à Sérignan, je ne cherche ni à vous consoler à tout prix, ni à vous faire « passer à autre chose ». Je vous reçois tel que vous êtes ce jour-là : en larmes, en colère, vide ou simplement fatigué. Tout a sa place.
Ce qui se passe concrètement lors d'une séance
- Vous parlez de la personne ou de la perte, à votre rythme, avec les silences dont vous avez besoin.
- Je vous écoute sans jugement et sans comparer votre deuil à celui d'un autre.
- En tant que psychopraticienne formée à la PNL et à l'hypnose , je peux vous proposer, si vous le souhaitez, des façons simples de mettre des mots sur vos émotions et de repérer ce qu'elles font ressentir dans le corps.
Certaines personnes trouvent qu'un tel espace leur permet de dire ce qu'elles ne disent à personne d'autre. Je ne promets aucun résultat : chaque parcours est unique, et je vous accompagne à votre allure.
Exercice : trois minutes pour nommer ce qui est là
Vous pouvez l'essayer chez vous, dans un moment calme.
- Installez-vous assis, les pieds à plat au sol, le dos soutenu. Posez une main sur la poitrine.
- Respirez 5 fois : inspirez par le nez pendant 4 secondes, expirez doucement par la bouche pendant 6 secondes.
- Demandez-vous : « Qu'est-ce qui est là, maintenant ? » Nommez une émotion, à voix basse ou dans votre tête : tristesse, manque, colère, vide...
- Repérez où vous la ressentez dans le corps (gorge, ventre, poitrine) et restez 30 secondes avec cette sensation, sans chercher à la changer.
- Terminez par 3 respirations lentes, puis notez une phrase dans un carnet.
Si une émotion devient trop forte, arrêtez l'exercice, ouvrez les yeux, regardez autour de vous et parlez-en à un professionnel.
Quand consulter ?
Vous vous reconnaissez peut-être dans l'une de ces situations :
- Vous n'arrivez pas à parler de votre perte à votre entourage, par peur de le fatiguer ou d'être jugé.
- Vous avez l'impression de porter seul une peine que personne ne voit.
- Les larmes, la colère ou le vide reviennent par vagues et vous surprennent.
- Votre sommeil, votre appétit ou votre énergie sont bousculés depuis un moment.
Si c'est le cas, un espace d'écoute à Sérignan peut vous offrir un lieu pour déposer tout cela, sans pression. Vous pouvez me contacter pour une première rencontre, afin de voir si cet accompagnement vous convient.
Mon accompagnement ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Si votre peine vous semble trop lourde, si elle dure et vous empêche de vivre au quotidien, ou si des pensées sombres apparaissent, il est important de consulter votre médecin ou un psychologue. En cas de détresse immédiate, le 3114 (numéro national de prévention du suicide) est joignable 24 h/24, gratuitement.
