Quand la fatigue devient difficile à supporter : comment sortir de l’épuisement au quotidien ?

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Quand la fatigue devient difficile à supporter : comment sortir de l’épuisement au quotidien ?

Il y a la fatigue après une mauvaise nuit, une semaine chargée ou une période particulièrement intense.

Et puis il y a cette autre fatigue.

Celle qui s’installe progressivement, qui ne disparaît pas vraiment après une nuit de sommeil et qui donne parfois l’impression de fonctionner uniquement « sur les réserves ».

On continue pourtant.

On travaille, on s’occupe de sa famille, on répond aux messages, on fait ce qu’il y a à faire… mais tout demande davantage d’efforts.

Parfois, on se dit :

« Je suis fatiguée, mais je n’ai pas le choix, il faut que je continue. »

Jusqu’au moment où l’on ne sait plus vraiment comment récupérer.

Quand la fatigue devient persistante, elle mérite d’être écoutée plutôt que repoussée.

Quand la fatigue n’est plus seulement une question de sommeil

Être fatigué ne signifie pas forcément que l’on manque simplement de sommeil.

Une période de stress prolongé, une charge mentale importante, des difficultés professionnelles ou personnelles, des préoccupations constantes ou encore le fait de devoir toujours « tenir » peuvent progressivement épuiser les ressources physiques et mentales.

On peut alors avoir l’impression de ne jamais réellement récupérer.

Le matin, on se lève déjà fatigué.

La journée paraît longue avant même d’avoir commencé.

Les petites choses deviennent plus difficiles à gérer.

On supporte moins bien les imprévus, les sollicitations ou les contrariétés.

Et parfois, même se reposer devient compliqué parce que le cerveau continue de fonctionner.

Les signes qui peuvent montrer que vous êtes arrivé à saturation

L’épuisement ne se manifeste pas de la même façon chez tout le monde.

Certains signes doivent néanmoins attirer l’attention lorsqu’ils s’installent dans la durée :

  • vous vous sentez fatigué dès le réveil ;
  • vous avez l’impression de fonctionner en permanence dans l’urgence ;
  • vous avez beaucoup plus de mal à vous concentrer ;
  • vous êtes plus irritable ou plus sensible émotionnellement ;
  • des choses habituellement simples vous demandent beaucoup d’efforts ;
  • vous avez du mal à vous détendre véritablement ;
  • vous pensez constamment à ce que vous devez faire ;
  • vous culpabilisez lorsque vous prenez du temps pour vous ;
  • vous avez l’impression de ne jamais en faire suffisamment ;
  • vous continuez malgré la fatigue parce que vous avez du mal à ralentir.

Un ou plusieurs de ces signes ne permettent évidemment pas, à eux seuls, de parler d’épuisement professionnel ou d’un problème de santé précis.

Une fatigue importante ou persistante mérite également d’être évoquée avec un médecin afin d’en rechercher les causes physiques ou médicales.

L’accompagnement psychologique peut venir en complément lorsque la fatigue est liée notamment au stress, à une surcharge émotionnelle, à des difficultés personnelles ou à un fonctionnement qui vous épuise.

Pourquoi est-il parfois si difficile de s’arrêter ?

Certaines personnes savent qu’elles sont fatiguées mais continuent malgré tout.

Pourquoi ?

Parce que ralentir peut être associé à différentes pensées :

« Je dois tenir. »

« Il y a toujours quelque chose à faire. »

« Les autres comptent sur moi. »

« Je me reposerai quand tout sera terminé. »

« Je n’ai pas de raison d’être fatiguée. »

« Il y a des personnes qui ont des problèmes bien plus importants que moi. »

Le problème, c’est que « quand tout sera terminé » n’arrive parfois jamais.

Une nouvelle tâche apparaît, puis une autre.

Et progressivement, le repos devient quelque chose que l’on s’autorise uniquement lorsque tout le reste est fait.

Or, lorsque l’on est déjà épuisé, attendre d’avoir terminé tout ce qui doit être fait avant de récupérer peut entretenir le cercle de la fatigue.

L’épuisement peut aussi être lié à la façon dont on fonctionne

Deux personnes peuvent avoir des journées très similaires et ne pas ressentir la même fatigue.

Pourquoi ?

Parce que ce qui épuise n’est pas uniquement la quantité de choses à faire.

C’est aussi la manière dont on les vit.

Par exemple, certaines personnes :

  • veulent tout anticiper ;
  • ont du mal à déléguer ;
  • se mettent beaucoup de pression ;
  • cherchent constamment à bien faire ;
  • ont peur de décevoir ;
  • ont du mal à dire non ;
  • pensent beaucoup aux besoins des autres ;
  • culpabilisent lorsqu’elles prennent du temps pour elles.

Dans ce fonctionnement, le cerveau reste très souvent mobilisé.

Même lorsque l’on ne fait rien, on peut continuer à penser, prévoir, organiser, analyser ou anticiper.

Le corps est arrêté, mais la tête ne l’est pas forcément.

C’est l’une des raisons pour lesquelles une simple journée de repos ne suffit pas toujours à retrouver un véritable sentiment de récupération.

Comment commencer à sortir de l’épuisement ?

Il ne s’agit pas nécessairement de tout changer du jour au lendemain.

Lorsque l’on est épuisé, vouloir mettre en place dix nouvelles habitudes peut même devenir une contrainte supplémentaire.

L’objectif est plutôt de commencer à identifier ce qui consomme votre énergie et ce qui peut progressivement vous permettre d’en récupérer.

1. Identifier ce qui vous épuise réellement

Prenez quelques minutes pour vous demander :

Qu’est-ce qui me fatigue le plus actuellement ?

Est-ce le travail ?

Les sollicitations permanentes ?

Les conflits ?

La charge familiale ?

Le fait de devoir tout gérer ?

Le manque de temps pour vous ?

Les pensées qui tournent en boucle ?

La difficulté à dire non ?

Il est parfois difficile d’agir sur sa fatigue tant que l’on ne sait pas précisément ce qui l’alimente.

2. Arrêter de considérer le repos comme une récompense

Vous n’avez pas besoin d’avoir terminé votre liste de tâches pour avoir le droit de vous reposer.

Le repos n’est pas forcément du temps perdu.

Il fait partie de l’équilibre nécessaire pour continuer à fonctionner correctement.

Cela peut commencer très simplement : préserver un moment dans la journée qui ne soit consacré ni au travail, ni aux autres, ni aux obligations.

3. Observer les exigences que vous vous imposez

Demandez-vous :

« Est-ce que je me demande actuellement plus que ce que je pourrais raisonnablement demander à quelqu’un d’autre ? »

Cette question peut être particulièrement intéressante lorsque la fatigue s’accompagne de perfectionnisme, de culpabilité ou d’un besoin important de tout contrôler.

4. Accepter que tout ne soit pas prioritaire

Lorsque tout paraît urgent, on finit par ne plus savoir où mettre son énergie.

Faire le tri peut aider :

  • Qu’est-ce qui est réellement important ?
  • Qu’est-ce qui peut attendre ?
  • Qu’est-ce que je peux déléguer ?
  • Qu’est-ce que je fais uniquement parce que j’ai l’habitude de le faire ?
  • Qu’est-ce que je pourrais faire différemment ?

Sortir de l’épuisement passe parfois moins par faire davantage que par faire autrement.

5. Ne pas attendre d’être complètement épuisé pour demander de l’aide

Demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse.

Lorsque l’on est habitué à gérer seul, il peut pourtant être difficile de franchir ce cap.

Un accompagnement peut permettre de prendre du recul, de comprendre ce qui entretient l’épuisement et de rechercher des solutions adaptées à sa situation.

Et si le problème n’était pas seulement la fatigue ?

Parfois, la fatigue est le résultat visible d’un fonctionnement installé depuis longtemps.

Toujours vouloir bien faire.

Toujours penser aux autres.

Avoir peur de décevoir.

Ne jamais vraiment s’autoriser à ralentir.

Se mettre beaucoup de pression.

Anticiper constamment ce qui pourrait arriver.

Dans ce cas, retrouver de l’énergie ne consiste pas uniquement à « se reposer davantage ».

Il peut être nécessaire de travailler sur ce qui vous pousse à fonctionner de cette manière.

C’est notamment là qu’un accompagnement individuel peut être intéressant.

En PNL, le travail ne consiste pas simplement à donner des conseils pour « penser positif ».

Il peut permettre d’explorer certains fonctionnements, les réactions automatiques, les représentations que l’on a de soi ou des situations, et de rechercher de nouvelles façons de réagir plus adaptées.

L’objectif n’est pas de devenir quelqu’un d’autre.

Il s’agit plutôt de retrouver davantage de choix dans sa manière de fonctionner.

Quand consulter ?

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être au bord de l’effondrement pour demander de l’aide.

Un accompagnement peut être envisagé lorsque vous avez le sentiment de ne plus réussir à gérer votre quotidien comme avant, que la fatigue s’accompagne d’une charge émotionnelle importante ou que vous souhaitez comprendre pourquoi vous fonctionnez constamment « en mode survie ».

En revanche, une fatigue persistante, inhabituelle ou importante doit également faire l’objet d’un avis médical afin d’écarter une cause physique ou médicale.

Et si vous présentez des symptômes importants, une souffrance psychique marquée ou une aggravation de votre état, il est important de consulter un professionnel de santé adapté à votre situation.

À retenir

  • Une fatigue persistante n’est pas forcément liée uniquement au manque de sommeil.
  • Le stress, la charge mentale et certaines habitudes de fonctionnement peuvent contribuer à l’épuisement.
  • Vouloir toujours tenir, tout gérer ou répondre aux attentes des autres peut progressivement consommer beaucoup d’énergie.
  • Se reposer est important, mais comprendre ce qui entretient la fatigue peut être tout aussi essentiel.
  • Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement épuisé pour demander de l’aide.
  • Une fatigue durable ou inhabituelle doit aussi être évaluée médicalement.

Le conseil de Muriel

Avant de chercher à retrouver votre énergie, essayez d’identifier ce qui vous la prend.

Pendant quelques jours, observez simplement les moments où vous vous sentez particulièrement vidé : après une personne, une situation, une tâche, une pensée ou une période de la journée.

Vous découvrirez peut-être que votre fatigue n’est pas seulement liée à ce que vous faites, mais aussi à la façon dont vous vous obligez à le faire.

C’est souvent un premier pas intéressant pour commencer à changer les choses.

Pour aller plus loin

Si cette problématique vous parle, vous pouvez également lire :

  • Comment arrêter de tout anticiper en permanence ?
  • Pourquoi je me mets autant la pression ?
  • Pourquoi je n’arrive pas à dire non ?
  • Comment apprendre à lâcher prise quand on contrôle tout ?
  • Fatigue mentale : les signes à ne pas ignorer

Ces articles permettent d’explorer différentes facettes de la surcharge mentale, de la pression et de l’épuisement.

Un accompagnement pour retrouver un meilleur équilibre

Vous avez peut-être l’impression de devoir simplement « tenir encore un peu ».

Mais lorsque l’épuisement s’installe, il peut être difficile de prendre du recul seul et de comprendre ce qui doit réellement changer.

Dans le cadre de mes accompagnements, je vous aide à mettre des mots sur ce que vous vivez, à mieux comprendre vos fonctionnements et à rechercher des solutions concrètes et adaptées à votre situation.

J’accompagne les adultes au cabinet à Sérignan et en visioconférence.

Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses avant de consulter.

Parfois, le premier pas consiste simplement à pouvoir dire :
« Je n’arrive plus à fonctionner comme avant et j’ai besoin de comprendre ce qui se passe. »

👉 Si vous souhaitez faire le point sur votre situation, vous pouvez prendre rendez-vous ou réserver un premier échange directement depuis mon site.

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